``Art sacré, entre instant et éternité''
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Vue du temple de l'île de Miyajima dans la baie d'Hiroshima (Japon).
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Le sanctuaire de Miyajima
Selon la tradition shintô, Itsukushima est née, avec sept autres kami, de la rencontre
d'Amaterasu - la grande Déesse du soleil - et de son frère Susano. On l'appelle la Princesse
imposante, à l'image des îles montagneuses et des rivages rocheux qui entourent son domaine,
la petite île de Miyajima à 10 km d'Hiroshima.
Sur cette île se trouve un temple, bâti harmonieusement entre ciel et eau, comme en témoigne
cette photographie. Au centre, on distingue son célèbre torii, avec au premier plan
une lanterne, symbole d'illumination, et sur la gauche un pavillon destiné au spectacle nô.
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Nature et esprit
Au Japon, les kami, esprits de la nature, sont rarement représentés: aussi les
temples sont vides. Historiquement, l'art shintô est influencé par la cour impériale et
par la tradition bouddhiste. Ses expressions classiques sont la sculpture sur bois, la
peinture sur soie ainsi que la calligraphie. Lors des cérémonies religieuses, la culture
shintô s'exprime aussi par la danse, la musique sacrée et le théâtre - nô -,
qui intègre des éléments de toutes les traditions religieuses du pays.
C'est toutefois dans le domaine de l'architecture que le shintô se distingue véritablement.
L'on reconnaît ainsi ses sanctuaires aux poutres incurvées de leurs toits de chaumes et à
leurs portiques - torri -, que les fidèles franchissent en saluant les divinités du
lieu. Ces constructions sur pilotis en bois brut sont entourées de barrières que seuls les
prêtres sont autorisés à franchir au moment des offrandes.
Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2003-2004
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro
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