``Art sacré, entre instant et éternité''
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Femme devant le bassin de la mosquée de l'Imam à Ispahan (Iran).
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La Mosquée de l'Imam, à Ispahan
Construite vers 1600 et dédiée au douzième imam - l'Imam caché mais mystérieusement
présent dont les musulmans chi'ites attendent le retour -, la mosquée de l'Imam, située au sud de
la grande place du méme nom à Ispahan, est un joyau de l'art islamique. Deux portes monumentales,
flanquées de quatre minarets, donnent accès à une grande cour à ciel ouvert dominée
par un dôme de 54 mètres de hauteur orné de faïences bleues.
La double rangée d'arcades est elle aussi décorée de mosaïques et de faïences aux motifs
floraux. Le reflet du bassin destiné aux ablutions souligne l'harmonie des formes et des couleurs qui se
dégage de l'édifice.
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Art et ferveur
La beauté est l'un des 99 noms ou attributs de Dieu. Fidèles à
l'interdiction de toute representation d'étres animés - interdiction
qu'ils partagent avec la tradition juive -, les musulmans ont excellé dans
l'art abstrait et stylisé. En effet, une parole du prophète Muhammad,
rapportée dans les hadith, menace les peintres du pire
châtiment des enfers pour avoir cherché à imiter la
création de Dieu.
Au vu de l'importance primordiale du Coran pour les musulmans, l'écriture
en général et la calligraphie en particulier ont très tôt
joué un rôle décisif, d'autant plus que les lettres arabes se
prétent naturellement à toutes sortes d'adaptations et de fioritures.
La première page des Corans manuscrits est souvent un chef-d'oeuvre et les
versets coraniques décorent habituellement les murs et les portes des mosquées.
Avec la calligraphie, l'architecture est un art majeur de l'islam. Elle est
prioritairement consacrée à la construction des mosquées,
mais aussi des palais, des médinas et des souks. Minarets, dômes, voûtes
et arcades attestent d'une remarquable maîtrise des volumes et des formes.
Les musulmans se sont également illustrés dans d'autres arts rattachés
à la pratique religieuse, tels que les tapis, les faïences ou encore
les textiles. Les soufis, pour leur part, établissent un lien étroit
entre l'art et la foi au travers du chant, de la musique ou de la danse.
Seule exception à l'interdiction des images, l'art délicat de la
miniature d'origine persane traite de sujets profanes aussi bien que religieux,
mais évite en toutes circonstances de donner un visage au prophète
de l'islam.
Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2003-2004
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro
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