``Art sacré, entre instant et éternité''
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Tombeaux de Darius et de Xerxès à Naqsh-e Rustan (Iran).
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Art funéraire
Sur la façade rocheuse dans laquelle ont été creusés
les tombeaux des rois achéménides, la croix symbolise la rencontre
entre la verticalité et l'horizontalité, la vie et la mort.
Les colonnes assimilent la chambre mortuaire à un palais, tandis que le
bas-relief représente le roi, debout sur le trône, porté par
les peuples de l'empire et saluant l'emblème d'Ahura Mazda:
un disque solaire ailé avec un haut de corps humain. Sans doute des
cérémonies avaient-elles lieu devant la partie inférieure
de la croix.
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Bas-reliefs et temples du feu
L'art mazdéen s'épanouit à l'époque des rois
achéménides (entre le VIe et le IVe siècle
avant notre ère). Les monuments funéraires et, plus encore, le palais
de Persépolis, destiné en priorité a célébrer la
grande fête du Nouvel An, en constituent de remarquables exemples. Ils sont
ornés de bas-reliefs reproduisant des scènes de la vie publique ainsi
que des figures comme les fameux personnages ailés - préfigurations
des anges - au service d'Ahura Mazda, le Dieu suprême que l'on
ne représente pas.
Depuis l'époque sassanide (entre le IIIe et le VIIe
siècle de notre ère), les temples du feu - âteshgâh -,
dotés de quatre piliers dominés par une coupole, se sont imposés
comme centres du culte mazdéen en l'absence de toute représentation figurative.
Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2003-2004
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro
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