``Art sacré, entre instant et éternité''
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Le Béjart Ballet Lausanne danse le "Sacre du Printemps", sur la musique d'Igor Stravinsky.
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L'art et la danse
Pour Platon, la danse est d'origine divine. Elle est à la fois mouvement
et signe; le geste est son langage et le corps son instrument. D'origine
populaire, la danse est passée par la cour des princes, avant de gagner
la scène des théatres comme ballet classique au code bien établi.
La danse joue sur les oppositions, elle cherche l'harmonie par-delà le désordre;
en défiant les lois de la pesanteur, elle vise un dépassement de la nature hmaine.
Née aux États-Unis au XXe siècle, la danse moderne et, plus
tard, la danse contemporaine, donnent davantage de liberté et d'expressivité
au corps somme à l'imagination. Ballet en deux tableaux inspirés par la
Russie païenne, Le Sacre du printemps d'Igor Stravinsky (1882-1971) est
une oeuvre révolutionnaire, qui provoqua un tumulte lors de sa création
à Paris en 1913, avant de triompher lors des représentations suivantes.
Animé par le souci de faire du ballet un "théatre total", le chorégraphe
Maurice Béjard (né en 1927) a recréé en 1959
Le Sacre du printemps et, depuis lors, a donné à plusieurs
reprises cette oeuvre majeure de la danse moderne.
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Art et abstraction
D'inspiration essentiellement grecque, l'art occidental place l'être humain
au coeur de ses préoccupations, à l'image de la Vénus de Milo
et des statues au corps humain idéalisé. L'art de la Grèce
antique inscrit l'humanité dans une relation aux dieux dans ses temples,
mais aussi à ses passions et à la mort dans son théâtre.
Les Romains furent davantage des bâtisseurs à la mesure de leur empire.
A partir du IVe siècle et pour un millénaire, le relais
est pris par l'art chrétien qui domine la scène occidentale de
manière incontestable sur le plan de l'architecture, de la sculpture ou
encore de la peinture.
Né au début du XVe siècle à Florence, le
mouvement de la Renaissance est un humanisme qui renoue avec l'Antiquité
gréco-romaine et privilégie la beauté des formes: le corps
s'anime d'une grâce et d'un dynamisme nouveaux. Il en résulte l'un
des sommets de l'art occidental, où se mêlent étroitement
thèmes religieux et profanes. La célèbre statue de David
sculptée par Michel-Ange (1475-1564) ou encore la peinture d'un
Léonard de Vinci (1452-1519) en sont d'excellents exemples.
Les siècles qui suivent voient les arts s'émanciper progressivement
de la tutelle chrétienne. Ce qui est vrai pour l'architecture, la peinture
et la sculpture l'est tout autant pour le théâtre et la musique. Il
n'y a guère que la danse, dénoncée par l'Église et, plus
récemment, la photographie et le cinéma qui n'aient pas d'enracinement
religieux.
Une nouvelle étape est franchie au début du XXe siècle
avec le passage de l'art figuratif à l'art abstrait inauguré par le
cubisme. Désormais, les artistes jouent avec les formes et les couleurs sans
autre référence avec la réalité que leur monde
intérieur. Parallèlement, l'art occidental connaît un profond
renouvellement sous l'influence des autres cultures, en priorité africaines
et asiatiques.
Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2003-2004
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro
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