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Les images et textes sont extraits du calendrier interreligieux de l'année en cours.
 
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``Art sacré, entre instant et éternité''
  Humanisme et laïcité  
<    10/05/04 - 30/05/04    >
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Image du jour.
Le Béjart Ballet Lausanne danse le "Sacre du Printemps", sur la musique d'Igor Stravinsky.
   
 
L'art et la danse

Pour Platon, la danse est d'origine divine. Elle est à la fois mouvement et signe; le geste est son langage et le corps son instrument. D'origine populaire, la danse est passée par la cour des princes, avant de gagner la scène des théatres comme ballet classique au code bien établi. La danse joue sur les oppositions, elle cherche l'harmonie par-delà le désordre; en défiant les lois de la pesanteur, elle vise un dépassement de la nature hmaine.

Née aux États-Unis au XXe siècle, la danse moderne et, plus tard, la danse contemporaine, donnent davantage de liberté et d'expressivité au corps somme à l'imagination. Ballet en deux tableaux inspirés par la Russie païenne, Le Sacre du printemps d'Igor Stravinsky (1882-1971) est une oeuvre révolutionnaire, qui provoqua un tumulte lors de sa création à Paris en 1913, avant de triompher lors des représentations suivantes.

Animé par le souci de faire du ballet un "théatre total", le chorégraphe Maurice Béjard (né en 1927) a recréé en 1959 Le Sacre du printemps et, depuis lors, a donné à plusieurs reprises cette oeuvre majeure de la danse moderne.


Art et abstraction

D'inspiration essentiellement grecque, l'art occidental place l'être humain au coeur de ses préoccupations, à l'image de la Vénus de Milo et des statues au corps humain idéalisé. L'art de la Grèce antique inscrit l'humanité dans une relation aux dieux dans ses temples, mais aussi à ses passions et à la mort dans son théâtre. Les Romains furent davantage des bâtisseurs à la mesure de leur empire. A partir du IVe siècle et pour un millénaire, le relais est pris par l'art chrétien qui domine la scène occidentale de manière incontestable sur le plan de l'architecture, de la sculpture ou encore de la peinture.

Né au début du XVe siècle à Florence, le mouvement de la Renaissance est un humanisme qui renoue avec l'Antiquité gréco-romaine et privilégie la beauté des formes: le corps s'anime d'une grâce et d'un dynamisme nouveaux. Il en résulte l'un des sommets de l'art occidental, où se mêlent étroitement thèmes religieux et profanes. La célèbre statue de David sculptée par Michel-Ange (1475-1564) ou encore la peinture d'un Léonard de Vinci (1452-1519) en sont d'excellents exemples.

Les siècles qui suivent voient les arts s'émanciper progressivement de la tutelle chrétienne. Ce qui est vrai pour l'architecture, la peinture et la sculpture l'est tout autant pour le théâtre et la musique. Il n'y a guère que la danse, dénoncée par l'Église et, plus récemment, la photographie et le cinéma qui n'aient pas d'enracinement religieux.

Une nouvelle étape est franchie au début du XXe siècle avec le passage de l'art figuratif à l'art abstrait inauguré par le cubisme. Désormais, les artistes jouent avec les formes et les couleurs sans autre référence avec la réalité que leur monde intérieur. Parallèlement, l'art occidental connaît un profond renouvellement sous l'influence des autres cultures, en priorité africaines et asiatiques.

Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2003-2004
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Dernière mise à jour: 18/01/10 11:20pm