``Entre croyances et convictions''
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Églises issues de la réforme
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Le Christ entre Luther prêchant et l'assemblée des fidèles
(oeuvre de Lucas Cranach dit l'Ancien, 1472-1553).
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Jésus Chirst
Jésus Christ est le vrai fils de Dieu, le bras, la puissance, la parole et
la sagesse du père. Comme homme, Dieu l'a choisi pour en faire son saint
temple, son habitation, son tabernacle... où il y a tous les trésors
de la connaissance et de la sagesse. En lui (donc) habite toute la divinité,
non pas sous forme d'une apparence et d'une image, mais d'une façon
réelle et véritable. En lui est achevée et parfaitement
accomplie toute l'oeuvre de Dieu.
Guillaume Farel, Sommaire (1525)
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Responsable devant Dieu
La Réforme protestante engagée par Luther en 1517 visait à
revenir à ce qu'il considérait comme l'essentiel de la foi
chrétienne, à savoir le don gratuit du salut en Jésus Christ.
De là découlent quatre grands principes:
- le Christ seul, sans autre intermédiaire entre Dieu et les
êtres humains;
- l'Écriture seule (la Bible), placée au-dessus de la tradition
et des autorités de l'Église;
- le salut offert par la seule grâce de Dieu;
- la foi, seule réponse du fidèle au don de Dieu, à
l'exclusion des oeuvres méritoires.
Sur le fond cependant, les Réformateurs ont repris à leur compte
les articles de la foi commune aux Églises d'Orient et d'Occident. En
revanche, ils ont récusé l'organisation centralisée et
hiérarchique de l'Église catholique, le pouvoir exclusif des
prêtres au détriment des laïques ainsi que différentes
expressions de la piété populaire, telles que les indulgences pour
gagner son salut.
L'accent mis sur la relation personnelle de chaque fidèle avec Dieu conduit
à la fois à une responsabilisation de l'individu engagé dans
la société et à une relativisation de l'institution religieuse.
Dans leur histoire, les Églises issues de la Réformation connaissent
d'importantes divergences doctrinales et politiques qui se sont traduites par un
éclatement en de multiples dénominations, chacune attachée
à un point particulier tel que le baptême d'adultes (baptiste), les
dons du Saint-Esprit (pentecôtiste), l'interprétation littérale de
la Bible (fondamentaliste) ou encore l'action sociale (méthodiste et salutiste).
Après quatre siècles d'oppositions, le dialogue oecuménique
a permis de notables rapprochements, d'abord au sein de la famille protestante,
puis avec les Églises orthodoxes et catholiques. Il n'en demeure pas moins
qu'un vaste courant évangélique et pentecôtiste reste aujourd'hui
en dehors du Conseil oecuménique des Eglises.
Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2004-2005
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro
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