``Entre croyances et convictions''
| |
Églises orthodoxes et orientales
| |
| |
| |

Icône illustrant la transfiguration de Jésus (école de
Novgorod, Russie, XVIe siècle).
|
|
| |
Prière sur les offrandes
Il est digne et juste de te chanter, de te rendre grâces, de t'adorer
partout où s'étend ton domaine, car tu es Dieu, ineffable,
incompréhensible, inaccessible, invisible, existant depuis toujours, et
toujours le même; toi et ton Fils unique et ton Esprit Saint. C'est toi
qui du néant nous as amenés à l'être, qui après
la chute nous as relevés, tu n'as eu de repos que tu nous aies
ramenés au ciel et rendu le royaume à venir. [...]
Nous aussi, [avec les anges et les archanges] ô Maître
des puissances, ami des hommes, nous te clamons: Tu es saint, infiniment saint,
saint est ton Fils, saint est l'Esprit. Tu es saint, infiniment saint, et ta
gloire est immense. Tu as aimé le monde au point de donner ton Fils,
l'Unique, afin que quiconque croit en lui ne meure pas, mais ait la vie
éternelle.
Divine liturgie selan Saint Jean Chrysostome (345-407)
|
Participation à la vie divine
La foi orthodoxe est foncièrement trinitaire: Dieu le créateur
tout-puissant qui a parlé par la bouche des prophètes s'est fait
homme en Jésus Christ pour que l'être humain puisse devenir dieu,
par l'action du Saint-Esprit. Si Dieu demeure en soi un mystère, il se
donne à connaitre à travers la vie, la mort et la résurrection
de Jésus, à laquelle les fidèles sont appelés à
s'associer par la prière, personnelle et communautaire, par la méditation,
la liturgie eucharistique et la contemplation des icônes.
La théologie orthodoxe est prioritairement une quête spirituelle,
comme en témoigne le théologien grec Grégoire Palamas
(XIVe siècle), qui a préconisé la recherche de
la paix intérieure par l'invocation répétée du nom
de Jésus.
La tradition orthodoxe se nourrit de la méditation de la Bible, des
écrits des Pères de l'Église et des moines. Condensée
dans la confession de foi des conciles de Nicée (325) et de Constantinople
(381), commune à l'ensemble des Églises chrétiennes, la foi
orthodoxe est fixée par les sept conciles oecuméniques (du IVe
au VIIIe siècle). Attachés prioritairement à
définir la nature à la fois humaine et divine du Christ, ces derniers
ont entraîné la séparation entre l'orthodoxie grecque et les
Églises orientales: assyrienne après le concile d'Éphèse (431),
arménienne, copte et syrienne après le concile de Calcédoine (451).
Quant à la rupture entre l'Église orthodoxe et l'Église de Rome en
1054, elle a trait à la nature du rapport entre Jésus Christ et le
Saint-Esprit ainsi qu'à l'organisation de l'Église de Rome jugée
trop centralisée. Le XXe siècle inaugure un rapprochement
tant avec l'Église catholique romaine (retrait des anathèmes
réciproques) qu'avec les Églises orientales (accord sur le contenu
de la foi) et protestantes (Conseil oecuménique des Églises).
Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2004-2005
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro
|