``Interprètes de l'Invisible''
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Famille réunie dans le geste de clôture d'un sacrifice célébré par un brahmane (province du Gujarat, Inde). |
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Pujâ dédiée à Lakshimi1
OM2! J'offre à la devatâ Lakshimi:
une salutation
une invocation de bienvenue
un beau siège
de l'eau pour les pieds
un casse-croûte
de l'eau pour se rincer la bouche
de l'eau pour un bain
des parfums (pâte de santal)
des fleurs
de l'encens
de la nourriture
des gouttes d'eau
des fruits
de l'eau pour se rincer la bouche
des fruits et des fleurs pour terminer
des feuilles à mâcher (tambul)
des guirlandes
des cercles de lumières (arati)
1 Lakshimi est une devatâ populaire qui préside à la prospérité marérielle.
2 Syllabe sacrée à l'origine du monde, qui le soutient et accompagne sa dissolution.
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Des prêtres et des saints
La pratique hindoue s'articule autour de deux pôles
essentiels : la vénération d'une figure du divin
- devatâ - devant un autel, au temple ou à domicile,
et la quête spirituelle centrée sur la méditation.
Traditionnellement, il revient aux brahmanes, première
classe de la société hindoue, d'accomplir les sacrifices
destinés aux devatâ pour assurer le bien-être de la collectivité et des individus. Dans les faits, les brahmanes
ne sont pas tous prêtres - ils exercent des professions
diverses -, et les prêtres ne sont pas tous brahmanes,
notamment dans les villages. La prêtrise est transmise
de père en fils par un apprentissage progressif des
formules et des gestes requis pour le service du temple
et les cérémonies familiales.
Dans la pratique, la pûjâ, offrande de lumière, de fleurs
et de nourriture remplace le système des sacrifices. Elle
débute par la purification de l'autel et des fidèles qui
accueillent en eux-mêmes la devatâ par la récitation de
paroles mystiques et la méditation. La devatâ est
l'invitée d'honneur à laquelle on rend hommage selon un
ordre défini : laver les pieds, donner de l'eau pour la
bouche et le bain, présenter des fleurs, de l'encens, de
la lumière, offrir de la nourriture et de la boisson qui
seront partagées entre les participants, chanter l'amour
pour la devatâ.
De tout temps, l'Inde a accordé une grande attention
aux hommes et aux femmes - respectivement sâdhu et
sâdhvî, - qui s'engagent, seul ou dans un ashram, sur la
voie de l'ascèse qui conduit à l'union avec la devatâ
pour les uns, et la dissolution dans l'absolu pour les
autres. Les hindous recherchent la sagesse et la maîtrise
de ces personnes qui, à un moment de leur vie, ont
renoncé à tout lien avec la famille, la caste et les biens
matériels. Aux yeux du peuple, leur comportement
souvent excentrique atteste de leur liberté vis-à-vis du
corps et des conventions de la société.
Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2005-2006
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro
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