``Interprètes de l'Invisible''
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Mollah discutant avec l'un de ses étudiants (Kom, Iran).
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Loi islamique
Intransigeant sur l'unicité et la transcendance de Dieu, le dogme
(dîn) est assorti d'une loi positive
(sharî'a) qui s'exprime dans un système juridico-théologique complet, cohérent, adapté
dans sa construction à la communauté humaine... Elle impose à tout musulman et à toute musulmane
de remplir sur terre une vocation décrétée par leur créateur, en se conformant dans ce qu'ils font
et dans ce qu'ils disent aux exigences de la foi, à la lumière du message révélé (le Coran)
et de la Tradition du Prophète, modèle de vie spirituelle et morale.
Cheikh Si Hamza Boubakeur,
Traité moderne de théologie islamique.
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Des imams, des mollahs et des juristes
Dans la tradition musulmane, croyants et croyantes sont fondamentalement
égaux devant Dieu. Ils sont responsables de leur engagement dans la foi,
dans la vie publique et personnelle. Il n'y a pas d'intermédiaire entre Dieu
le créateur et sa créature. La communauté musulmane - umma -
ne connaît donc ni prêtres, ni moines ou moniales.
La vie de la foi est rythmée par la prière récitée cinq fois par jour,
le mois du ramadan et les grandes fêtes. Elle s'organise autour des mosquées,
qui se dotent du personnel dont elles ont besoin, y compris pour assurer l'école coranique.
L'islam sunnite, largement majoritaire (~90% des musulmans), n'a pas de clergé ni
de sacerdoce. Il connaît en revanche diverses fonctions - cultuelles, théologiques
et juridico-religieuses - qui, en l'absence de structure centralisée, assurent la
cohésion de la communauté. L'imam (littéralement : celui qui est devant)
dirige la prière
à la mosquée et prononce le sermon du vendredi. La prière commune peut aussi
être conduite par toute personne qui en connaît les gestes et les paroles.
Aujourd'hui, les femmes qui peuvent diriger la prière d'un groupe de femmes
revendiquent une place accrue dans la vie communautaire et sociale. Parmi les
oulémas (de l'arabe 'ulama: savants), les fuqaha -juristes de l'islam - ont à se
prononcer sur des questions de droit ou de comportement individuel et social.
La minorité chiite, notamment en Iran, a développé, quant à elle,
une véritable hiérarchie chargée d'interpréter et d'appliquer le Coran depuis les mollahs
jusqu'aux dignitaires les plus élevés, les ayatollahs (= « signe de Dieu »).
Il existe également une longue tradition de mystique soufie organisée en confréries
et animée par des maîtres spirituels ou cheikhs (de l'arabe sheïkh : ancien); leur
enseignement est destiné à favoriser le rapprochement avec Dieu par différentes
pratiques (méditations, récitations et chants).
Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2005-2006
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro
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