Accueil    La Plate-forme    Religions    Fêtes    Activités    Produits

 
Toutes les 3 semaines, une nouvelle image commentée    
Les images et textes sont extraits du calendrier interreligieux de l'année en cours.
 
  Annonces  
  Image du jour  
  Contacts  
  Liens  
``Interprètes de l'Invisible''
  Société laïque  
<    11/05/06 - 31/05/06    >
toutes les images passées

 
   
Image du jour.
Juges de la Cour internationale de justice (La Haye, Pays-Bas).
   
 
Règlement de la cour européenne des droits de l'homme

Avant d'entrer en fonctions, tout juge élu doit, à la première séance de la Cour plénière à laqueele il assiste après son élection ou, en cas de besoin, devant le président de la Cour, prêter le serment ou faire la déclaration solennelle que voici: «Je jure» - ou «Je déclare solennellement» - «que j'exercerai mes fonctions de juge avec honneur, indépendance et impartialité et que j'observerai le secret des délibérations».

ARTICLE 3, ALINÉA 1

[...] Les juges ne peuvent exercer pendant la durée de leur mandat aucune activité politique ou administrative ni aucune activité professionnelle incompatible avec leur devoir d'indépendance et d'impartialité ou avec la disponibilité requise par une activité exercée à plein-temps. Chaque juge déclare au président de la Cour toute activité supplémentaire. En cas de désaccord entre ce dernier et l'intéressé, toute question soulevée est tranchée par la Cour plénière.

ARTICLE 4


Des juges assermentés

Même dans les sociétés laïques, le système judiciaire n'est pas sans rappeler certains fonctionnements religieux. Ainsi, on peut comparer le déroulement d'un procès à une grande liturgie avec ses tenues vestimentaires caractéristiques (y compris la similarité entre l'habit des juges ou des avocats et la robe pastorale des réformés), les rôles assignés à chacun des acteurs, le respect des hiérarchies et les formules multi-séculaires. Ces vestiges du religieux ne sont pas pour surprendre si l'on considère que l'une des tâches traditionnelles des prêtres consistait jadis à rendre la justice ; que, dans l'Antiquité gréco-romaine, la justice était rendue au nom des divinités - elle-même étant une figure divine; et qu'aujourd'hui encore, plusieurs grands systèmes religieux comprennent un important volet juridique: responsa des rabbins, droit canon latin, fatwa des juristes musulmans...

Ces vestiges ne signifient pas pour autant que le droit ou la justice aient, aujourd'hui encore, un fondement religieux. Car l'Etat de droit démocratique moderne est essentiellement séculier, que ce soit par les normes qu'il édicte (constitution, lois, etc.) ou par les organes appelés à les appliquer. Parmi ces normes figurent la garantie constitutionnelle de la liberté religieuse et des cultes ainsi que le principe de la laïcité - ou du moins de la neutralité confessionnelle - de l'Etat.

Ces mêmes garanties se retrouvent à un niveau supraétatique, entre autres dans la Convention européenne des droits de l'homme. Si les juges, lors de leur assermentation (autre rituel à connotation religieuse) sont libres - conformément à leurs convictions personnelles - de "jurer" ou de "déclarer solennellement", ils s'engagent par leur serment à ne pas laisser leurs convictions porter atteinte à leur indépendance ou impartialité. Par ailleurs, dans plusieurs pays, tout signe religieux dans le cadre des tribunaux a été jugé contraire à la liberté religieuse et à la neutralité confessionnelle de l'Etat.

Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2005-2006
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro



Plate-forme Interreligieuse de Genève
Webmaster@interreligieux.ch
http://www.interreligieux.ch
Dernière mise à jour: 18/01/10 11:20pm