``Interprètes de l'Invisible''
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Un maître jaïn bénissant une fidèle avec de la cendre (Palitana, Inde)
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Sutra de la vigilance des ascètes itinérants
Je désire me repentir des offenses commises durant les déplacements,
en écrasant des êtres vivants, des graines, en marchant sur des plantes,
en foulant aux pieds la rosée, une fourmilière, de la mousse, de
l'eau, de la terre, une toile d'araignée...
Quelles que soient les âmes que j'ai heurtées, blessées, couvertes
de poussière, meurtries en les pressant les unes contre les autres, [...]
que ma faute soit pour moi sans effet!
Îryâpathika-sûtra
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Des ascètes, hommes et femmes
Les jaïns sont animés par le souci de délivrer leur
âme du cycle des réincarnations, sans assistance
divine, mais en adoptant un style de vie non-violent
- ahimsâ - et en pratiquant l'ascétisme. Qu'ils soient
laïques ou ascètes, tous sont engagés par quatre voeux
principaux: dire la vérité, ne pas voler, maîtriser sa
sexualité et se contenter du strict minimum.
Appelés muni pour les hommes et sâdhvi pour les
femmes, les ascètes sont reconnus cl consacrés pour
mener une vie dédiée à l'étude, à la méditation et au
travail. Ils vivent en communauté pendant la mousson
et en déplacement constant le reste de l'année. Chaque
jour, un temps est réservé pour l'offrande - pûjâ - à
ceux qui ont ouvert la voie de la libération, pour la
purification et le pardon des fautes ainsi que pour un
unique repas. Dans le courant digambara, seuls les
hommes peuvent accéder à la libération ultime
contrairement aux svetambara qui admettent les
femmes aux voeux monastiques perpétuels.
Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2005-2006
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro
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