``La mort - ici et au-delà''
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Un bonze et une femme en deuil se recueillent lors d'un service funèbre
bouddhique au sanctuaire shintô à Osaka (Japon).
Vêtue d'un kimono de cérémonie, la femme joint ses mains en signe de
vénération avec un chapelet, tandis que le bonze (religieux bouddhiste) récite
les textes sacrés qu'il rythme en frappant deux bouts de bois.
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«
Lorsqu'on est contraint de choisir entre la vie et la mort, ce qui importe c'est de choisir
sans hésitation, sans peser le pour et le contre par d'infinies cogitations.
Il faut savoir décider simplement et ... agir. [...]
Si le samouraï pratique l'introspection et l'autocritique à tout instant, et s'il
est en outre disposé à laisser sa vie où et quand il le faut, il sera parfait
dans tous les arts martiaux, et mènera une vie pure comme le diamand.
»
Extrait du Hagakure (littéralement «ce qui est caché
sous les feuilles») de Yamamoto Tsunetomo (1716)
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Célébrer la vie plutôt que la mort
Au Japon, l'âme est faite de la même essence que les esprits et la divinité
suprême. Par ses mérites, elle peut s'en rapprocher et, après la mort, aller
se reposer dans le monde des dieux. Si jadis la tradition shintô ne liait pas la vie
future à un jugement moral, aujourd'hui l'idée prévaut que les âmes
vont toutes dans un royaume invisible où les attend un jugement, qui les envoie en enfer
ou au paradis.
La tradition shintô est fondamentalement tournée vers la vie: on célèbre
les étapes de la naissance et du mariage avec un sentiment de gratitude et le voeu
que le bien-être soit préservé aussi longtemps que possible.
La mort étant perçue comme une souillure, le soin des morts est confié
à la tradition bouddhique. L'incinération est la règle; les cendres sont ensuite
enterrées et la famille se retrouve autour de l'autel consacré à la
personne défunte.
Les festivals, ou matsuri, demeurent très populaires: ils sont l'occasion d'inviter
les défunts aux joies de la vie et de les y associer par l'esprit.
Par ailleurs, la mort au combat des samouraïs est volontiers exaltée, non pas comme
un suicide, mais comme une tentative de garantir une vie juste contre les forces du mal.
Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2006-2007
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro
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