``La mort - ici et au-delà''
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Procession funèbre (Mumbai, anciennement Bombay, Inde).
Une foule accompagne jusqu'au lieu de crémation un maître défunt transporté sur un char.
Installé en posture de méditation, celui-ci a le visage caché par un tissu recouvert d'un
svastika, signe de bon augure traditionnel en Inde.
Pour marquer la célébration, l'assistance jette en l'air de la poudre rouge, semblable à
celle dont les gens s'enduisent lors de la fête hindoue de Holi (joyeux carnaval de
printemps).
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«
Ainsi, ayant fait une vraie confession, ayant réprouvé mes fautes,
les ayant condamnées, les ayant
détestées, mon repentir s'étendant aux trois activités (de l'esprit, de la parole, du corps),
je salue respectueusement les vingt-quatre jina.
»
Sutra du bonheur qui conclut le repentir et la confession rituelle
pratikramana destinée à alléger le poids du karma
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L'âme libérée
Pour les jaïns, la réalité est composée de deux principes éternels: le jiva,
constitué d'un nombre infini d'entités spirituelles, et l'ajiva, la matière sous
toutes ses formes.
Dans chaque être humain, il y a un jiva emprisonné qui souffre d'être en contact
avec l'ajiva.
Il demande à être libéré du karma (le produit des actions bonnes ou mauvaises) qui
le maintient dans une suite ininterrompue d'existences.
Au moment de la mort, s'il n'y a plus de karma pour le tirer vers le bas, le
jiva retrouve sa propre nature dans un calme éternel.
Certains ascètes, à l'approche de la mort, pratiquent le jeûne jusqu'à l'inanition
pour abandonner leur corps comme un vieil habit.
La majorité des fidèles espèrent une ascension par réincarnations successives, pour
alléger le poids du karma.
Les jaïns tirent leur nom des jina, les "Vainqueurs", c'est-à-dire ceux qui ont
libéré leur âme de toute influence du karma. Vingt-quatre d'entre eux, appelés
tirtankara ou passeurs de gué, sont source d'inspiration pour tous les jaïns,
ascètes ou laïques. La personne mourante est invitée à se purifier intérieurement par
la confession de ses fautes en récitant le sutra ratikramana et la salutation aux
jina. Après l'expiration, le corps est assis ou étendu pour être porté en
procession sur le lieu de la crémation. Lorsqu'il s'agit d'ascètes, hommes ou femmes,
c'est un moment de fête, car synonyme de libération.
Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2006-2007
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro
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