``Ecologie et spiritualité''
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En Thaïlande, dans le parc de l'ancienne capitale Ayutthaya, deux moines novices font une offrande à une statue du Bouddha (XVe s.) progressivement embrassée par le tronc d'un arbre.
L'arbre est un symbole fort pour les bouddhistes : c'est sous un arbre que le Bouddha est né, qu'il a connu l'éveil spirituel et qu'il est mort. Faire des offrandes, mais aussi respecter le cours naturel des choses sont deux des pratiques communes à toutes les écoles bouddhiques.
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« Il [le moine] observe les préceptes et le mode de vie des moines mendiants. Il abandonne la destruction du souffle vital [...]. Bâton déposé, épée déposée, il demeure respectueux, amical, soucieux de l'intérêt de tout ce qui respire et existe... Il s'abstient de détruire semences et végétaux.»
Majjhima Nikâya, 27 (enseignement du Bouddha)
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Harmonie du monde et harmonie intérieure
Dans toutes les formes que le bouddhisme peut prendre, du Japon à l'Inde, de la Mongolie au Sri Lanka, le monde extérieur est inséparable de la vie intérieure. Ainsi, ne pas respecter l'autre, ne pas respecter l'environnement revient à nuire à son propre chemin spirituel.
Religion sans Dieu, le bouddhisme s'est implanté dans des pays où souvent la nature a été divinisée. Cela ne pose aucune difficulté : le respect pour l'environnement permet d'intégrer ces cultes rendus aux montagnes, aux arbres et aux rivières qui, pour ces traditions, abritent tel ou tel esprit.
La certitude que l'on renaît tient une place cruciale dans ce respect. Ne pas gaspiller les ressources naturelles, ne pas les souiller, revient dès lors à agir pour son bien et pour celui d'autrui. En effet, quel sera le monde dans cinquante ou même mille ans si aujourd'hui on le détruit ? Aussi important soit-il, l'être humain n'est qu'un élément du monde parmi d'autres, et porter atteinte à l'une des expressions si nombreuses de la vie, revient à les toucher toutes.
L'homme est un passeur: il reçoit à sa naissance un monde avec ses défauts et ses qualités ; sa responsabilité est de le transmettre meilleur pour tous, sans exception. Le présent comme l'avenir sont donc entre les mains de chacun. Le progrès et la possibilité d'améliorer les conditions de vie ne s'entendent que par la prise en compte de la responsabilité de l'individu dans le bien-être collectif, présent et futur.
Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2008-2009
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro
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