``En quête d'Absolu''
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Moniale jouant du gu zheng au temple-monastère de Zi Xiao Gong (province du Hubei, Chine).
Les moines et les moniales taoïstes ont diverses pratiques ascétiques: la méditation assise, les techniques respiratoires, le contrôle de la nutrition. D'autres disciplines comme les arts martiaux (tai-chi-chuan, kung-fu…) participent de l'entraînement corporel et spirituel. Il en va de même de la calligraphie et de la musique, qui calment les passions et favorisent la paix intérieure.
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«C'est une contrée que vous ne pouvez atteindre ni en bateau, ni en char, ni à pied, mais seulement par un voyage de votre esprit.»
Lie Zi (VIe-IVe siècle avant notre ère)
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À la recherche duTao, au bord des nuages
Déléguant aux confucéens les questions sociales et, plus tard, aux bouddhistes les interrogations métaphysiques, les taoïstes se sont depuis toujours consacrés à un seul absolu: le "vivre".
Il s'agit de se fondre dans cette énergie vitale nommée Tao (littéralement le «fonctionnement des choses»), à l'œuvre dans le corps humain comme dans chaque forme vivante, de l'infime grain de moutarde à l'infinité des étoiles.
Pour s'en approcher, concentration méditative, modération physique, hygiène sexuelle et pratique approfondie des arts du souffle sont efficaces. Mais pour aller au-delà, pour vraiment se fondre dans le flux du Yin/Yang, il faut quitter le monde du quotidien et s'établir en ermite dans un lieu où cette interaction vivifiante s'opère avec puissance.
Les taoïstes de l'Antiquité qui visaient ce but s'installaient dans les montagnes, à proximité du ciel, au fond d'une grotte. Ils y trouvaient les produits naturels et la solitude propices à leur quête. Ils s'imprégnaient de la nuée des souffles vitaux qui y prennent l'apparence de somptueuses mers de nuages. Là, devant des à-pics sans fond, ils apprenaient à vaincre le vertige qui saisit chaque humain face au vide. Au terme de ce cheminement rigoureux, devenus aussi légers que les souffles eux-mêmes, ces éclaireurs spirituels abandonnaient leur enveloppe humaine pour, selon la formule consacrée, «sauter au ciel».
Rendues vénérables par les ermites qui les ont habitées, ces montagnes se sont, au fil des siècles, peuplées de temples et de monastères (d'hommes ou de femmes), aujourd'hui très visités par de nombreux pèlerins-touristes chinois.
Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2009-2010
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro
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