``En quête d'Absolu''
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Danses extatiques des soufis lors de la fête annuelle consacrée à Ahmad al-Badawi, le saint le plus vénéré par les musulmans égyptiens.
Dans l'islam populaire sunnite, les maîtres soufis, comme Ahmad al-Badawi (XIIIe siècle), sont très souvent considérés comme des modèles de sainteté dont la dévotion apporte secours et guérison. Situé à Tanta, au cœur du delta du Nil, son mausolée est le grand lieu de pèlerinage musulman en Égypte.
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«Les mystiques ont une conversation secrète avec
chaque atome des cieux et de la terre, une
conversation sans restrictions ni limites car elle
consiste en paroles qui proviennent de la mer des
paroles de Dieu, laquelle est sans limites…»
al-Ghazali (1058-1111)
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L'abandon de soi en Dieu
Le soufisme est la voie mystique de l'islam, initiée par les premiers ascètes musulmans vêtus d'une bure en laine (suf). Dès le IXe siècle, les fondations de la tarîqa (voie) soufie sont posées: initiation par un maître réputé pour sa connaissance du sens profond de la révélation coranique; pratique du dhikr, répétition psalmodiée des noms de Dieu. Le grand penseur al-Ghazali (1058-1111) a permis de concilier avec la doctrine sunnite cette quête mystique privilégiant la dimension spirituelle des pratiques de l'islam (prière, jeûne, pèlerinage). Elle s'est déployée en de nombreuses confréries qui, placées sous l'autorité d'un maître (cheikh) spirituel, l'ont rendue populaire dans l'islam.
De grands maîtres ont enrichi la voie soufie, tels Ibn 'Arabi (1165-1240) et Roumi (1207-1273). Ce poète, d'origine persane, a conjugué le dhikravec la musique et la danse en un concert spirituel menant à «l'union avec le Bien-Aimé». Des femmes, comme Rab'ia Adawiya (VIIIe siècle) ont été de grandes mystiques. Si certains maîtres ont parfois vécu en ascètes, retirés du monde, les confréries laissent place à une vie communautaire, mais ce ne sont pas des ordres monastiques, forme d'engagement religieux rejeté par l'islam. Maîtres et disciples se réunissent pour des temps de retraites et d'enseignements, de méditations et de prières à travers lesquelles ils recherchent l'oubli de soi pour s'abandonner à l'amour divin: une expérience spirituelle décrite comme un anéantissement (fana) en Dieu, quand l'essence de l'être rejoint sa source en se fondant dans la Lumière divine.
Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2009-2010
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro
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