``En quête d'Absolu''
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Un Nihang faisant tournoyer un chakhar pour démontrer sa force et son habileté (Anandpur Sahib, Inde). À l'extrémité de chaque corde sont fixés des boulets, qui peuvent être remplacés par des lames tranchantes en temps de guerre.
Chaque année, en mars, le festival Hola Mohalla réunit dans la ville d'Anandpur Sahib les chevaliers Nihangs, ces moines guerriers qui, devant des milliers de fidèles, se livrent à de spectaculaires démonstrations d'arts martiaux et à des décapitations rituelles de boucs. Ces gardiens de la communauté, célibataires, s'élancent au cri de Sat Sri Akal, «Dieu immortel est vérité».
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«Celui qui regarde tous les hommes comme ses
égaux, celui-là est un homme religieux. La religion
ne consiste pas à errer à l'extérieur, sur les tombes
ou les lieux de crémation, à prendre des postures
contemplatives. La religion ne consiste pas à vagabonder au loin, ni à prendre des bains sacrés dans
les lieux de pèlerinage. Vivre parmi les tentations
du monde sans se laisser souiller, c'est cela le secret de la religion.»
Guru Granth Sahib, p. 730
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Wah Guru, le Nom vénéré
Puisant aux sources hindoues et musulmanes, la tradition sikhe a conservé intact le puissant élan mystique de son fondateur Gourou Nanak (1469-1539). Les disciples — signification littérale du mot sikh — ont pour première obligation la vénération et la répétition du Nom divin, Wah Guru, le Dieu unique, tout-puissant, infini et éternel: telle est la voie privilégiée pour la libération du cycle des renaissances. Tout fidèle est tenu de s'y livrer matin et soir, après la lecture d'un passage du Guru Granth Sahib, le Livre saint qui n'est pas seulement un livre, mais surtout un maître: depuis la disparition des dix gourous historiques, il demeure l'unique garant de l'autorité spirituelle.
En l'absence de monastères et de clergé, les sikhs se réunissent dans les gurdwara, lieux de culte auxquels est accolé un langar, une cuisine-réfectoire où riches et pauvres, hommes et femmes, préparent ensemble le repas communautaire, le partagent puis nettoient les lieux. Tout sikh est tenu de consacrer une partie de son temps au langar: «Vous aurez un siège à côté de Dieu si vous rendez service à l'humanité», disait Gourou Nanak.
Un ordre chevalier est chargé de protéger la communauté: les Nihangs au turban bleu, littéralement les crocodiles, ceux qui ne craignent pas la mort, aussi pieux que valeureux, dont les séances de méditation s'accompagnent de l'absorption d'un breuvage sacré, le bhang.
Illustrations et textes extraits du calendrier interreligieux 2009-2010
© Plate-forme interreligieuse & Enbiro
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